Chapitre 1
Le narrateur adulte, miné par la solitude commence son
récit pour mieux comprendre sa solitude qui date depuis toujours. Il présente
ensuite les locataires de Dar chouafa : lalla kenza la voyante ( au
rez-de-chaussée), Driss el Aouad , sa femme Rahma et leur fille zineb
(au premier étage) et fatma Bziouya au deuxième étage).Il évoque
le souvenir du bain maure et de sa Boite à Merveilles où les objets
qui s'y trouvent lui tiennent compagnie . Puis, il relate le souvenir
d'une dispute entre sa mère et Rahma .
Chapitre2 :
En revenant du m'sid , le narrateur trouve sa mère
souffrante.. Lalla Aicha son amie, vient lui rendre visite et réussit à
la convaincre de rendre visite à Sidi Boughaleb.A la fin de cette visite, sidi
Mohamed est griffé par un chat. Fatigué , le petit enfant ne va pas au
m'sid et nous décrit les matinées à la maison tout en évoquant
l'origine de ses parents, et le souvenir de Driss le teigneux, l'apprenti de
son père.
Chapitre3 :
Le narrateur raconte sa journée au Msid . le soir,
remarquant que Fatima Bziouiya s'éclaire avec une lampe à pétrole, Lalla
Zoubida insiste pour que son mari lui en achète une, ce qui est fait le
lendemain. Ensuite, Il évoque le souvenir de la disparition de
zineb, et comment sa mère réussit à la retrouver à la maison des Idrissides.
Rahma, en guise de louange à Dieu, prépare un repas pour les mendiants. Toutes
les voisines y participent de bon cœur.
Chapitre4 :
Les premiers jours de printemps, Lalla Zoubida et son
fils rendent visite à lalla Aicha. Sidi Mohamed profite de l'occasion
pour jouer avec les enfants des voisins .Lalla Aicha raconte ensuite à
son amie les malheurs de son mari avec son associé Abdelkader. Le
lendemain, La mère rapporte ce récit malheureux à son mari. Celui-ci va évoquer
devant le petit sidi Mohamed le souvenir d'Abdellah l'épicier qui
racontait des histoires.
Chapitre5 :
Un mercredi, le Fquih explique à ses
élèves ses projets pour Achoura. A la maison, Lalla Zoubida ne se fatigue
pas à raconter les malheurs de Lalla Aicha à Fatima, puis à Rahma leur faisant
promettre de garder le secret. Ensuite, le narrateur relate le souvenir de la
mort de Sidi Md Ben Tahar. Ayant assisté à la scène, le petit enfant fait un
cauchemar la nuit.
Chapitre6 :
Pendant les préparatifs pour Achoura au Msid, le fquih
organise le travail et forme des équipes. Le petit Sidi Mohamed est nommé chef
des frotteurs .Le matin suivant, il accompagne sa mère à la kissaria pour
acheter un nouveau gilet. De retour chez lui, sidi Mohamed se dispute avec
Zineb.Sa mère se met en colère. Triste et pris de faim,, le petit enfant
plonge dans ses rêveries. Le narrateur nous rapporte ensuite
l'histoire de Lalla khadija et son mari l'oncle Othman racontée aux
voisines par Rahma.
Chapitre7 :
la veille de l'Achoura, les femmes s'achètent des
tambours et Sidi Mohamed une trompette. Il participe au Msid aux
préparatifs de la fête. Le lendemain , il accompagne son père chez le
coiffeur où il écoute sans interêt les conversations des adultes.
Le jour de l'achoura, le petit enfant se réveille tôt et
met ses vêtements neufs avant d'aller au m'sid célébrer cette journée
exceptionnelle.. Après le repas, Lalla Aicha vient rendre visite à
la famille du narrateur.
Chapitre8 :
Après l'Achoura, la vie retrouve sa monotonie. Mais avec
les premiers jours de chaleur, la mère déclare la guerre aux punaises. Un jour,
le père du narrateur décide d'emmener sa femme et son fils au souk des bijoux
pour acheter des bracelets . Accompagnée de Fatma Bziouya, la famille du
narrateur arrive au souk des bijoutiers mais le père se trouve
le visage tout en sang après une bagarre avec un courtier.
Lalla Zoubida,superstitieuse, ne veut plus ces bracelets, elle pense qu'ils
portent malheur. La mère raconte à lalla Aicha la mésaventure du souk. Sidi
Mohamed tombe malade.
Chapitre9 :
Le père a perdu tout son capital. Il décide de vendre les
bracelets et d'aller travailler aux environ de Fès. Sidi Mohamed souffre
toujours de fièvre. Le départ du père est véu comme un grand drame . Un jour,
la mère rend visite à son amie Lalla Aicha qui lui propose d'aller
consulter un devin : Si elArafi .
Chapitre10 :
le narrateur évoque le souvenir du voyant Si Elarafi.
Lalla Zoubida rentre chez elle tout en gardant le secret de la visite...
elle décide de garder son enfant à la maison et de l'emmener chaque semaine
faire la visite d'un marabout.
Un matin elle reçoit la visite d'un envoyé de son mari. Lalla Aicha
vient prie son amie de lui rendre visite le lendemain parce qu'elle a des
choses à lui raconter.
Chapitre 11 :
Chez Lalla Aicha, les femmes discutent. Elle reçoit la
visite de Salama, qui raconte son rôle dans le mariage de Si Larbi avec la
fille du coiffeur et les problèmes du nouveau couple..
Chapitre 12 :
Le narrateur dans ce dernier chapitre raconte le
retour de son père. Sidi Mohamed raconte à son père les événements passés
pendant son absence. Le père du narrateur apprend que M.Larbi s'est
séparé avec sa jeune épouse.. Sidi Mohamed, toujours aussi solitaire
qu'au début et aussi rêveur, sort sa boite à merveilles et se laisse
bercer par ses rêves...
******************
Le dernier
jour d'un condamné
CHAPITRE1
Depuis cinq semaines, un jeune prisonnier vit constamment
avec l'idée de la mort. Il est doublement enfermé. Physiquement, il est
captif dans une cellule à Bicêtre. Moralement, il est prisonnier d'une seule
idée : condamné à mort. Il se trouve dans l'impossibilité de penser à
autre chose.
CHAPITRE2
De sa cellule, le narrateur se souvient de son procès et
de sa condamnation à mort. Il relate les circonstances de son procès et sa
réaction au verdict fatal.
CHAPITRE3
Le condamné semble accepter ce verdict. Il ne regrette
pas trop de choses dan,s cette vie où tous les hommes sont des condamnés en
sursis. Peu importe ce qui lui arrive.
CHAPITRE4
Le condamné est transféré à Bicêtre. Il décrit brièvement
cette hideuse prison.
CHAPITRE5
Le narrateur nous parle de son arrivée à la prison. Il a
réussi à améliorer ses conditions de prisonnier grâce à sa docilité et à
quelques mots de latin. Il nous parle ensuite de l'argot pratiqué en prison.
CHAPITRE6
Dans un monologue intérieur, le prisonnier nous dévoile
sa décision de se mettre à écrire. D'abord, pour lui-même pour se distraire et
oublier ses angoisses. Ensuite pour ceux qui jugent pour que leurs mains
soient moins légères quand il s'agit de condamner quelqu'un à mort.
C'est sa contribution à lui pour abolir la peine capitale.
CHAPITRE7
Le narrateur se demande quel intérêt peut-il tirer en
sauvant d'autre têtes alors qu'il ne peut sauver la sienne.
CHAPITRE8
Le jeune condamné compte le temps qui lui reste à vivre.
Six semaines dont il a déjà passé cinq ou même six. Il ne lui reste
presque rien.
CHAPITRE9
Notre prisonnier vient de faire son testament. Il pense
aux personnes qu'il laisse derrière lui : sa mère, se femme et sa
petite fille. C'est pour cette dernière qu'il s'inquiète le plus.
CHAPITRE10
Le condamné nous décrit son cachot qui n'a même
pas de fenêtres. Il décrit aussi le long corridor longé par des cachots
réservés aux forçats alors que les trois premiers cabanons sont réservés aux
condamné à la peine capitale.
CHAPITRE11
Pour passer sa longue nuit, il se lève pour nous décrire
les murs de sa cellule pleins d'inscriptions, traces laissées par
d'autres prisonniers. L'image de l'échafaud crayonnée sur le mur
le perturbe.
CHAPITRE12
Le prisonnier reprend sa lecture des inscriptions
murales. Il découvre les noms de criminels qui ont
déjà séjourné dans cette triste cellule.
CHAPITRE13
Le narrateur- personnage se rappelle d'un événement
particulier qui a eu lieu il y a quelques jours dans le cour de la
prison : le départ des forçats au bagne de Toulon. Il nous rapporte
cet événement comme un vrai spectacle en trois actes : la visite médicale,
le visite des geôliers et le ferrage. Il nous parle du traitement inhumain
réservé à ces condamnés. A la fin du spectacle, il tombe évanoui.
CHAPITRE14
Quand il revient à lui, il se trouve dans
l'infirmerie. D'une fenêtre , il peut observer les forçats partir tristement
sous la pluie au bagne de Toulon. Il préfère plutôt la mort que les
travaux forcés.
CHAPITRE15
Le prisonnier est dans sa cellule. Il avait senti
un peu de liberté dans l'infirmerie mais voilà qu'il est repris par l'idée de
la mort qu'il pense à s'évader.
CHAPITRE16
Le narrateur se rappelle de ces quelques heures de
liberté à l'infirmerie. Il se souvient de cette jeune fille qu'il a
entendu chanter de sa vois pure, veloutée une chanson en argot.
CHAPITRE17
Il pense encore à s'évader. Il s'imagine déjà en dehors
de la prison dans le port pour s'embarquer vers l'Angleterre
mais voilà qu'un gendarme vient demander son passeport : le rêve
est brisé
CHAPITRE18
Il est six heures du matin. Le guichetier entre
dans le cachot. Il demande à notre condamné ce qu'il désire à manger.
CHAPITRE19
Le directeur de la prison vient en personne voir le
condamné. Il se montre doux et gentil. Le jeune comprend que son heure est
arrivée.
CHAPITRE20
Le narrateur pense à son geôlier, à la prison qu'il
trouve partout autour de lui, dans les murs, dans
les guichetiers...
CHAPITRE21
Le condamné reçoit deux visites. D'abord celle du prêtre
et puis celle de l'huissier. Ce dernier vient lui annoncer que le pourvoi est
rejeté et que son exécution aura lieu le jour même place de Grève. Il reviendra
le chercher dans une heure.
CHAPITRE22
Le prisonnier est transféré à
CHAPITRE23
L'huissier remet le condamné aux mains du directeur. Dans
un cabinet voisin, il fait une rencontre curieuse avec un
condamné à mort qui séjournera dans la même cellule à
Bicêtre. Ce dernier, fils d'un ancien condamné à mort lui raconte son histoire
et s'empare de sa redingote .
CHAPITRE24
Le narrateur est enragé parce que l'autre condamné lui a
pris sa redingote.
CHAPITRE25
Le condamné est transféré dans une autre cellule.
On lui rapporte, sur sa
demande une chaise, une table, ce qu'il faut pour écrire et un
lit.
CHAPITRE26
Il est dix heures. Le condamné plaint sa petite fille qui
restera sans père.
Elle sera peut être repoussée, haie à cause de lui.
CHAPITRE27
Le narrateur se demande comment on pouvait mourir sur
l'échafaud.
CHAPITRE28
Il se rappelle avoir déjà vu une fois monter une guillotine sur
la place de Grève.
CHAPITRE29
Le jeune détenu pense à cette grâce qui ne vient toujours pas. Il
estime maintenant que les galères seraient meilleure solution en
attendant qu'un jour arrive la grâce.
CHAPITRE30
Le prêtre revient voir le condamné. Celui-ci est loin d'apprécier sa
présence. Ce prêtre parle machinalement et semble peu touché par la
souffrance du prisonnier. Ensuite, et bien que la table soit délicate et
bien garnie, il ne peut manger.
CHAPITRE31
Le narrateur est surpris de voir un homme prendre les mesures
de la cellule. Ironie du sort : la prison va être rénovée dans six
mois.
CHAPITRE32
Un autre
gendarme vient prendre la relève. Il est un peu brusque. Il demande
au prisonnier de venir chez lui après son exécution
pour lui révéler les trois bons numéros gagnants à la loterie . Le
condamné veut profiter de cette demande bizarre : il lui propose de
changer ses vêtements avec lui. Le gendarme refuse ; il a compris
que le prisonnier veut s'évader.
CHAPITRE33
Pour oublier son présent, le narrateur passe en revue ses
souvenirs d'enfance et de jeunesse.Il s'arrête longuement sur le
souvenir de Pepa, cette jeune andalouse dont il était amoureux et avec qui il a
passé une belle soirée d'été.
CHAPITRE34
Au milieu de ses souvenirs de jeunesse, le condamné pense à son crime. Entre
son passé et son présent, il y a une rivière de sang : le sang de l'autre
( sa victime) et le sien( le coupable)
CHAPITRE35
Le narrateur pense à toutes ces personnes qui continuent
toujours à vivre
le plus normalement au monde.
CHAPITRE36
Il se rappelle ensuite du jour où il est allé voir la
grande cloche (le
bourdon) de Notre-Dame (cathédrale à Paris)
CHAPITRE37
Le narrateur décrit brièvement l'hôtel de ville.
CHAPITRE38
Il est une heure le quart. Le condamné éprouve une violente douleur. Il a mal
partout. Il lui reste deux heures quarante cinq à vivre.
CHAPITRE39
On dit que
sous la guillotine, on ne souffre pas, que cela passe vite. Le narrateur se
demande comment on peut savoir une telle chose puisque aucun condamné
déjà exécuté ne peut l'affirmer.
CHAPITRE40
Le jeune
détenu pense au roi. C'est de lui que viendrait la grâce tant attendue. Sa vie
dépend d'une signature. Il espère toujours.
CHAPITRE41
Le condamné se met dans la tête l'idée qu'il va bientôt mourir. Il
demande un prêtre pour se confesser, un crucifix à baiser
CHAPITRE42
Il se
laisse dormir un moment. C'est son dernier sommeil. Il fait un cauchemar
et se réveille frémissant, baigné d'une sueur froide.
CHAPITRE43
La petite Marie vient rendre visite à son père. Ce dernier est choqué devant la
fraîche et la belle petite fille qui ne le reconnaît pas. Elle croit que son
père est mort. Le jeune condamné perd tout espoir.
CHAPITRE44
Le détenu a une heure devant lui pour s'habituer à la mort. La visite de sa
fille l'a poussé dans le désespoir.
CHAPITRE45
Il pense au peuple qui viendra assister au « spectacle » de
son exécution. Il se dit que parmi ce public enthousiaste, il y a
peut-être des têtes qui le suivront , sans le savoir, dans sa fatale
destination.
CHAPITRE46
La petite
Marie vient de partir. Le père se demande s'il a le temps de lui écrire
quelques pages. Il cherche à se justifier aux les yeux de sa fille.
CHAPITRE47
Ce chapitre comporte une note de l'éditeur : les feuillets
qui se
rattachent à celui-ci sont perdus ou peut être que
le condamné n'a pas
eu le temps de les écrire
CHAPITRE48
Le
condamné est dans une chambre de l'hôtel de ville. A trois heures, on vient
l'avertir qu'il est temps. Le bourreau et ses deux valets, lui
coupent les cheveux et le collet avant de lier ses mains. Le convoi se
dirige ensuite vers la place de Grève devant une foule de curieux qui
attendent l'exécution.
CHAPITRE49
Le condamné demande sa grâce à cette personne qu'il croyait juge,
commissaire ou magistrat. Il demande, par pitié, qu'on lui donne cinq minutes
pour attendre la grâce. Mais le juge et le bourreau sortent de la cellule. Il
reste seul avec le gendarme. Il espère encore mais voilà qu'on vient le
chercher...
**************************
La planète des singes
Chapitre premier
Cela fait un mois qu'Ulysse est libre.Il occupe maintenant le poste de
collaborateur
de Cornélius et loge dans un appartement confortable.
Malgré ses efforts, il ne
parvient pas à l faire parler les humains. Mais avec Nova, il
fait des progrès
Cornélius l' invite à se rendre avec lui sur des
sites archéologiques où
les singes viennent de faire des découvertes importantes.
Chapitre II
Une semaine plus tard, Cornélius, Zira et Ulysse sont sur le lieu
des fouilles archéologiques. Le savant s'occupe ces derniers
temps des recherches sur l'origine du singe : il est convaincu que les singes
ont évolué grâce à l'imitation. Mais ils ont imité qui ? Il espère que les
ruines de la cité ensevelie l'aideront à trouver la réponse à cette
question.
CHAPITRE III
Les fouilles ont révélé l'existence d'une cité entière ensevelie sous les
sables du désert. Cornélius se penche sur l'étude du site archéologique
découvert. Il est persuadé qu'il trouvera les réponses à ses questions grâce à
ces fouilles. Les ruines prouvent que les habitants anciens avaient des avions,
des voitures... Cela déçoit le savant et le journaliste : l'origine de
l'intelligence remonte encore plus loin dans le passé.
Impatienté, Cornélius descend dans la fosse.. Soudain, il en sort avec ,à
la main ,une poupée humaine de porcelaine. Lorsque le savant a pressé le
mécanisme, la poupée prononce le mot papa.
Après la surprise des premiers instants, Cornélius semble regretter d'avoir
associé Ulysse à ses recherches. Il lui demande alors de revenir à l'institut.
Chapitre IV
A bord
de l'avion qui le ramène vers la capitale, Ulysse échafaude une nouvelle
hypothèse : les singes auraient évolué par l'imitation des hommes
intelligents qui auraient régné en maîtres sur la planète Soror. Pour
s'en convaincre, il avance plusieurs arguments dont le souvenir de
l'agitation et l'acharnement des singes à la bourse qui lui rappelle les hommes
et leur acharnement sur la planète terre
CHAPITRE V
Dans la capitale, Ulysse tomba malade. Il a
contracté la maladie probablement sur le site archéologique. Il
essaie de trouver une explication à la déchéance de l'espèce
humaine sur cette planète et à l'évolution des singes.
un jour, il décide d'aller rendre visite aux hommes captifs qui le
reconnaissent malgré cette longue absence. Il lit dans leurs yeux
de l'espoir. Il pense alors que son voyage vers Bételgeuse
n'est pas le fruit d'un hasard ; mais il est peut être l'envoyé de Dieu
pour sauver l'humanité. Devant la cage de Nova, Zira lui apprend que la captive
est enceinte.
Chapitre VI
Nova est enceinte, elle va accoucher dans trois ou quatre mois. Avec
Zira, le journaliste se rend au bureau de Cornélius qui l'attendait. Le savant
lui annonce qu'il a trouvé sur le site archéologique beaucoup de preuves
dont des squelettes d'hommes qui confirment son hypothèse. Ils discutent
alors à propos de l'origine de l'intelligence des singes et la déchéance
des hommes. Cornélius avoue au journaliste qu'il est préférable que le
bébé de Nova ne parle pas. Le journaliste est considéré comme un danger
pour la race simienne. Toutefois, on lui autorise de rendre visite à
Nova qui réussit son nom.
De retour dans son appartement, Ulysse se met à pleurer comme un enfant.
Chapitre VII
Un jour Cornélius fait visiter à Ulysse la section encéphalique.
Guidé par le chef de la section, un certain Hélius, il remarque des
humains sur lesquels les singes ont pratiqué des opérations
et des humains mutilés suite à des expériences. Il en est profondément
choqué. Il crie alors d'indignation parcequ'il ne supporte pas vue de femmes et
d'hommes torturés aux électrodes. Cornélius intervient alors pour
justifier ces tests par la nécessité scientifique. Puis, il emmène Ulysse
dans une salle secrète où il lui recommande la discrétion
totale.
Chapitre VIII
Dans cette salle secrète, Ulysse voit un homme et une femme étendus sur
deux divans et attachés par des sangles. Ulysse est stupéfait en
entendant l'homme et la femme, sous l'excitation électrique, parler dans
le langage simien. Les propos de la femme sont des souvenirs remontant à une
époque lointaine où régnaient les êtres humains. L'hypothèse d'Ulysse trouve
peut être sa confirmation dans ces propos ataviques
Chapitre IX
Toute la ville et courant de la merveille des hommes qui parlent. ZaÏus
fomente à la tête d'un clan contre Cornélius et prétend que
le terrien est un danger pour la race simienne. Les responsables de
la cité commencent alors à se méfier d'Ulysse.
Nova accouche d'un garçon dans ces conditions défavorables . Zira aide
le journaliste à voir la mère et son bébé. Son émotion alors est au
comble et reprend son espoir à la vue du bébé.
Chapitre X
Le professeur Antelle , devenu agressif, est placé dans une cage ordinaire en
compagnie d'une jeune fille. Il reprend goût à la vie bestiale. Devant la
cage du professeur, Ulysse apprend par Cornélius que le grand
conseil décide d'enlever le bébé à sa mère pour le placer sous haute
surveillance. Les orangs-outans et les gorilles complotent pour éliminer le
journaliste, ou du moins lui enlever une partie du cerveau.
Zira promet à Ulysse qu'elle Cornélius l'aideront, lui et sa
nouvelle famille : Ils seront placés, à la place des cobayes humains, dans un
satellite qui sera lancé prochainement. Le satellite rejoindra le
vaisseau cosmique. Cornélius est sûr du succès de son
plan grâce aux multiples complicités dont il jouit .Le savant sort
laissant Zira et Ulysse seuls dans le bureau. Ils s'enlacent tendrement.
Chapitre XI
Le plan réussit et Ulysse est maintenant dans le vaisseau en compagnie de
Nova et Sirius, son fils. Le journaliste éprouve toutefois des regrets
pour avoir quitté Zira, mais il se réjouit d'avoir sauvé sa famille. Nova a
appris à sourire et à pleurer. Ulysse est ému à la
vue de la terre. La chaloupe atterrit à Orly. Mais Novaest
glacée de terreur quand il voit quelqu'un venir les accueillir.C'est
un gorille!
Chapitre XII
Après la lecture de ce manuscrit ,Jinn et Phyllis semblent ne pas
croire à la véracité de cette histoire . Les deux singes décident après de rentrer chez
eux.
****************************
Antigone de Jean Anouilh
Tragédie en prose , en un acte.
Le personnage baptisé le Prologue présente les
différents protagonistes et résume la légende de Thèbes ( Anouilh reprend cette
tradition grecque qui consiste à confier à un personnage particulier un
monologue permettant aux spectateurs de se rafraîchir la mémoire. Le Prologue
replace la pièce dans son contexte mythique). Toute la troupe des comédiens est
en scène. Si certains personnages semblent ignorer le drame qui se noue,
d'autres songent déjà au désastre annoncé.
Antigone rentre chez elle , à l'aube, après une
escapade nocturne. Elle est surprise par sa nourrice qui lui adresse des
reproches. L'héroïne doit affronter les questions de sa nounou. Le dialogue
donne lieu à un quiproquo . La nourrice prodigue des conseils domestiques (
" il va falloir te laver les pieds avant de te remettre au lit")
tandis qu'Antigone évoque son escapade avec beaucoup de mystère ( " oui
j'avais un rendez-vous") . Mais elle n'en dira pas plus.
La nourrice sort et Ismène, la sœur d'Antigone,
dissuade cette dernière d'enfreindre l'ordre de Créon et d'ensevelir le corps
de Polynice. Ismène exhorte sa sœur à la prudence ("Il est plus fort
que nous, Antigone, il est le roi") . Antigone refuse ces conseils de
sagesse . Elle n'entend pas devenir raisonnable.
Antigone se retrouve à nouveau seule avec sa
nourrice. Elle cherche à surmonter ses doutes et demande à sa nourrice de la
rassurer. Elle tient aussi des propos ambigus pour ceux ( et c'est le cas de la
nourrice) qui ne connaissent pas son dessein . Elle semble décidée à mourir et
évoque sa disparition à mots couverts " Si, moi , pour une raison ou
pour une autre, je ne pouvais plus lui parler...".
Antigone souhaite également s'expliquer avec son
fiancé Hémon. Elle lui demande de le pardonner pour leur dispute de la veille.
Les deux amoureux rêvent alors d'un bonheur improbable. Sûre d'être aimée ,
Antigone est rassurée. Elle demande cependant à Hémon de garder le silence et
lui annonce qu'elle ne pourra jamais l'épouser. Là encore , la scène prête au
quiproquo : le spectateur comprend qu'Antigone pense à sa mort prochaine,
tandis qu'Hémon , qui lui n'a pas percé le dessein d'Antigone, est attristé de
ce qu'il prend pour un refus.
Ismène revient en scène et conjure sa sœur de
renoncer à son projet. Elle affirme même que Polynice, le "frère
banni", n'aimait pas cette sœur qui aujourd'hui est prête à se sacrifier
pour lui.
Antigone avoue alors avec un sentiment de
triomphe, qu'il est trop tard, car elle a déjà , dans la nuit, bravé l'ordre de
Créon et accompli son geste " C'est trop tard. Ce matin , quand tu m'as
rencontrée , j'en venais."
Jonas, un des gardes chargés de surveiller le corps
de Polynice, vient révéler à Créon, qu'on a transgressé ses ordres et recouvert
le corps de terre. Le roi veut croire à un complot dirigé contre lui et fait
prendre des mesures pour renforcer la surveillance du corps de Polynice. Il
semble également vouloir garder le secret sur cet incident : " Va vite.
Si personne ne sait, tu vivras."
Le chœur s'adresse directement au public et vient
clore la première partie de la pièce. Il commente les événements en exposant sa
conception de la tragédie qu'il oppose au genre littéraire du drame.
Le chœur affiche également une certaine ironie et dévoile les recettes de
l'auteur : "c'est cela qui est commode dans la tragédie. On donne un
petit coup de pouce pour que cela démarre... C'est tout. Après on n'a plus qu'à
laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul."
Antigone est traînée sur scène par les gardes qui
l'ont trouvée près du cadavre de son frère. Ils ne veulent pas croire qu'elle
est la nièce du roi , et la traitent avec brutalité. Ils se réjouissent de cette
capture et des récompenses et distinctions qu'elle leur vaudra.
Créon les rejoint. Les gardes font leur rapport .
Le roi ne veut pas les croire. Il interroge sa nièce qui avoue aussitôt. Il
fait alors mettre les gardes au secret, avant que le scandale ne s'ébruite.
Créon et Antigone restent seuls sur scène. C'est
la grande confrontation entre le roi et Antigone. Le roi souhaite étouffer le
scandale et ramener la jeune fille à la raison. Dans un premier temps ,
Antigone affronte Créon qui tente de la dominer de son autorité.
Les deux protagonistes dévoilent leur personnalité
et leurs motivations inconciliables. Créon justifie les obligations liées à son
rôle d'homme d'état . Antigone semble sourde à ses arguments : (Créon : Est
ce que tu le comprends cela ? Antigone : " Je ne veux pas le
comprendre.") . A court d'arguments Créon révèle les véritables
visages de Polynice et d'Etéocle et les raisons de leur ignoble conflit. Cet
éclairage révolte Antigone qui semble prête à renoncer et à se soumettre. Mais c'est
en lui promettant un bonheur ordinaire avec Hémon, que Créon ravive son
amour-propre et provoque chez elle un ultime sursaut. Elle rejette ce
futur inodore et se rebelle à nouveau. Elle choisit une nouvelle fois la
révolte et la mort.
Ismène , la sœur d'Antigone entre en scène alors
que cette dernière s'apprêtait à sortir et à commettre un esclandre , ce qui
aurait obligé le roi à l'emprisonner. Ismène se range aux côtés d'Antigone et
est prête à mettre elle aussi sa vie en jeu. Mais Antigone refuse , prétextant
qu'il est trop facile de jouer les héroïnes maintenant que les dés ont été
jetés. Créon appelle la garde , Antigone clôt la scène en appelant la mort de
ses cris et en avouant son soulagement ( Enfin Créon !)
Le chœur entre en scène. Les personnages semblent
avoir perdu la raison, ils se bousculent. Le chœur essaye d'intercéder en
faveur d'Antigone et tente de convaincre Créon d'empêcher la condamnation à
mort d'Antigone. Mais le roi refuse , prétextant qu'Antigone a choisi elle-même
son destin, et qu'il ne peut la forcer à vivre malgré elle.
Hémon vient lui aussi, ivre de douleur, supplier
son père d'épargner Antigone, puis il s'enfuit.
Antigone reste seule avec un garde. Elle rencontre
là le "dernier visage d'homme". Il se révèle bien mesquin, et
ne sait parler que de grade et de promotion. Il est incapable d'offrir le
moindre réconfort à Antigone. Cette scène contraste, par son calme, avec le
violent tumulte des scènes précédentes. Apprenant qu'elle va être enterrée
vivante, éprouvant de profonds doutes ( " Et Créon avait raison, c'est
terrible maintenant, à côté de cet homme, je ne sais plus pourquoi je meurs."
, Antigone souhaite dicter au garde une lettre pour Hémon dans laquelle elle
exprime ses dernières pensées. Puis elle se reprend et corrige ce dernier
message ( "Il vaut mieux que jamais personne ne sache"). C'est
la dernière apparition d'Antigone.
Le messager entre en scène et annonce à Créon et
au public la mort d'Antigone et la mort de son fils Hémon. Tous les efforts de
Créon pour le sauver ont été vains. C'est alors le chœur qui annonce le suicide
d'Eurydice, la femme de Créon : elle n'a pas supporté la mort de ce fils
qu'elle aimait tant. Créon garde un calme étonnant . Il indique son désir de
poursuivre " la salle besogne " sans faillir. Il sort en
compagnie de son page.
Tous les personnages sont sortis. Le chœur entre
en scène et s'adresse au public : Il constate avec une certaine ironie la mort
de nombreux personnages de cette tragédie : "Morts pareils, tous, bien
raides, bien inutiles, bien pourris." La mort a triomphé de presque
tous . Il ne reste plus que Créon dans son palais vide . Les gardes , eux
continuent de jouer aux cartes , comme ils l'avaient fait lors du Prologue. Ils
semblent les seuls épargnés par la tragédie. Ultime dérision