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LE FRANÇAIS AU LYCÉE MOHAMED ES SBAI Professeur agrégé de français JERADA - MAROC |
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La boîte à merveilles Ahmed Sefrioui
Voir résumés des chapitres ci-dessous

Compréhension globale d'un texte
"A six ans, j'étais seul, peut-être malheureux, mais je n'avais aucun point de repère qui me permît d'appeler mon existence solitude ou malheur.
Je n'étais ni heureux ni malheureux. J'étais un enfant seul. Cela, je le savais. Point farouche de nature, j'ébauchai de timides amitiés avec les bambins de l'école coranique, mais leur durée fut brève. Nous habitions des univers différents. J'avais un penchant pour le rêve. Le monde me paraissait un domaine fabuleux, une féerie grandiose où les sorcières entretenaient un commerce familier avec les puissances invisibles. Je désirais que l'Invisible m'admît à participer à ses mystères. Mes petits camarades de l'école se contentaient du visible, surtout quand ce visible se concrétisait en sucreries d'un bleu céleste ou d'un rose du soleil couchant. Ils aimaient à grignoter, sucer, mordre à pleines dents. Ils aimaient aussi à jouer la bataille, se prendre à la gorge avec des airs d'assassins, pour imiter la voix de leur père, d'insulter pour imiter les voisins, commander pour imiter le maître d'école." Ed. Seuil, P.9
QUESTIONS
1-Quelle différence y a-t-il entre le narrateur et ses camarades de classe?
2-Relevez du texte le champ lexical du rêve.
3- Situez le texte dans le roman.
4-Quelle figure de style est exprimée dans la phrase soulignée?
Faites un effort personnel, ensuite voir les réponses ci-dessous.
REPONSES
1- Le narrateur est isolé, calme et a un penchant pour le rêve et l'invisible ; ses camarades de classe sont attirés par le visible et le concret et ils sont violets.
2-Le champ lexical du rêve: le rêve, l'invisible, une féerie, fabuleux, mystères.
3- Le texte se situe au début du le roman.
4-La figure de style exprimée dans la phrase soulignée est la métaphore ou la personnification.
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Le hammam
" Ma mère me calma :
-" Je t'emmène prendre un bain, je te promets une orange et un oeuf dur et tu trouves le moyen de braire comme un âne !"
Ahmed Sefrioui (La boîte à
merveilles)
"Les femmes de la maison s'achetèrent toutes des tambourins, des bendirs et des tambours de basque. Chacun de ces instruments avait sa forme, son langage particulier. Il y en avait de longs en céramique bleue, la base garnie de parchemins, de ventrus en poterie quasi rustique, de simples cadres en bois circulaires tendus d'une peau de chèvre soigneusement épilées."
Ahmed Sefrioui (La boîte à merveilles)
Résumés des chapitres de"la boîte à merveille"
Chapitre I
Dar Chouafa
Deux éléments déclenchent le récit : la nuit et la
solitude. Le poids de la solitude. Le narrateur y songe et part à la recherche
de ses origines : l’enfance. Un enfant de six ans, qui se distingue des autres
enfants qu’il côtoie. Il est fragile, solitaire, rêveur, fasciné par les mondes
invisibles. A travers les souvenirs de l’adulte et le regard de l’enfant, le
lecteur découvre la maison habitée par ses parents et ses nombreux locataires.
La visite commence par le rez-de-chaussée habité par une voyante. La maison
porte son nom : Dar Chouafa. On fait connaissance avec ses clientes, on assiste
à un rituel de musique Gnawa, et on passe au premier où Rahma, sa fille Zineb et
son mari Aouad, fabricant de charrues disposaient d’une seule pièce. Le deuxième
étage est partagé avec Fatma Bziouya. L’enfant lui habite un univers de fable et
de mystère, nourri par les récits de Abdellah l’épicier et les discours de son
père sur l’au-delà. L’enfant de six ans accompagne sa mère au bain maure. Il
s’ennuie au milieu des femmes, Cet espace de vapeur, de rumeurs, et d’agitation
était pour lui bel et bien l’Enfer. Le chapitre se termine sur une
querelle spectaculaire dont les acteurs sont la maman de l’enfant et sa voisine Rahma.
Chapitre II
Visite d’un sanctuaire
Au Msid, école coranique, l’enfant découvre l’hostilité
du monde et la fragilité de son petit corps. Le regard du Fqih et les coups de
sa baguette de cognassier étaient source de cauchemars et de souffrance. A son
retour, il trouve sa mère souffrante. La visite que Lalla Aicha, une ancienne
voisine, rend ce mardi à Lalla Zoubida, la mère de l’enfant, nous permet de les
accompagner au sanctuaire de Sidi Boughaleb. L’enfant pourra boire de l’eau de
sanctuaire et retrouvera sa gaieté et sa force. L’enfant découvre l’univers du
mausolée et ses rituels. Oraisons, prières et invocations peuplaient la Zaouia.
Le lendemain, le train train quotidien reprenait. Le père était le premier à se
lever. Il partait tôt à son travail et ne revenait que tard le soir. Les courses
du ménage étaient assurées par son commis Driss. La famille depuis un temps ne
connaissait plus les difficultés des autres ménages et jouissait d’un certain
confort que les autres jalousaient.
Chapitre III
Le repas des mendiants aveugles
Zineb, la fille de Rahma est perdue. Une occasion pour
lalla Zoubida de se réconcilier avec sa voisine. Tout le voisinage partage le
chagrin de Rahma. On finit par retrouver la fillette et c’est une occasion à
fêter. On organise un grand repas auquel on convie une confrérie de mendiants
aveugles. Toutes les voisines participent à la tâche. Dar Chouafa ne retrouve sa
quiétude et son rythme que le soir.
Le printemps
Chapitre IV
Les ennuis de Lalla Aicha
Les premiers jours du printemps sont là. Le narrateur et
sa maman rendent visite à Lalla Aicha. Ils passent toute la journée chez cette
ancienne voisine. Une journée de potins pour les deux femmes et de jeux avec les
enfants du voisinage pour le narrateur. Le soir, Lalla Zoubida fait part à son
mari des ennuis du mari de Lalla Aîcha, Moulay Larbi avec son ouvrier et associé
Abdelkader. Ce dernier avait renié ses dettes et même plus avait prétendu avoir
versé la moitié du capital de l’affaire. Les juges s’étaient prononcés en faveur
de Abdelkader. L’enfant, lui était ailleurs, dans son propre univers, quand ce
n’est pas sa boîte et ses objets magiques, c’est le légendaire Abdellah
l’épicier et ses histoires. Personnage qu’il connaît à travers les récits
rapportés par son père. Récits qui excitèrent son imagination et l’obsédèrent
durant toute son enfance.
Chapitre V
L’école coranique.
Journée au Msid. Le Fqih parle aux enfants de la Achoura.
Ils ont quinze jours pour préparer la fête du nouvel an. Ils ont congé pour le
reste de la journée. Lalla Aîcha , en femme dévouée, se dépouille de ses bijoux
et de son mobilier pour venir au secours de son mari. Sidi Mohamed Ben Tahar, le
coiffeur, un voisin est mort. On le pleure et on assiste à ses obsèques. Ses
funérailles marquent la vie du voisinage et compte parmi les événements ayant
marqué la vie de l’enfant.
Chapitre VI
Préparatifs de la fête.
Les préparatifs de la fête vont bon train au Msid. Les
enfants constituent des équipes. Les murs sont blanchis à la chaux et le sol
frotté à grande eau. L’enfant accompagne sa mère à la Kissaria. La fête
approchait et il fallait songer à ses habits pour l’occasion. Il portera un
gilet, une chemise et des babouches neuves. De retour à la maison, Rahma insiste
pour voir les achats fait à la Kissaria.Le narrateur est fasciné par son récit
des mésaventures de Si Othman, un voisin âgé, époux de Lalla Khadija, plus jeune
que lui.
Chapitre VII
La
fête de l’Achoura.
La fête est pour bientôt. Encore deux jours. Les femmes
de la maison ont toutes acheté des tambourins de toutes formes. L’enfant lui a
droit à une trompette. L’essai des instruments couvre l’espace d’un
bourdonnement sourd. Au Msid, ce sont les dernières touches avant l e grand
jour. Les enfants finissent de préparer les lustres. Le lendemain , l’enfant
accompagne son père en ville. Ils font le tour des marchands de jouets et ne
manqueront pas de passer chez le coiffeur. Chose peu appréciée par l’enfant. Il
est là à assister à une saignée et à s’ennuyer des récits du barbier. La rue
après est plus belle, plus enchantée. Ce soir là, la maison baigne dans
l’atmosphère des derniers préparatifs.
Le jour de la fête, on se réveille tôt, Trois heures du
matin. L’enfant est habillé et accompagne son père au Msid célébrer ce jour
exceptionnel. Récitation du coran, chants de cantiques et invocations avant
d’aller rejoindre ses parents qui l’attendaient pour le petit déjeuner. Son père
l’emmène en ville.
A la fin du repas de midi, Lalla Aicha est là. Les deux
femmes passent le reste de la journée à papoter et le soir, quand Lalla Aicha
repart chez elle, l’enfant lassé de son tambour et de sa trompette est content
de retrouver ses vieux vêtements.
L’été.
Chapitre VIII
Les bijoux du malheur.
L’ambiance de la fête est loin maintenant et la vie
retrouve sa monotonie et sa grisaille. Les premiers jours de chaleur sont là.
L’école coranique quitte la salle du Msid, trop étroite et trop chaude pour
s’installer dans un sanctuaire proche. L’enfant se porte bien et sa mémoire fait
des miracles. Son maître est satisfait de ses progrès et son père est gonflé
d’orgueil. Lalla Zoubida aura enfin les bracelets qu’elle désirait tant. Mais la
visite au souk aux bijoux se termine dans un drame. La mère qui rêvait tant de
ses bracelets que son mari lui offre, ne songe plus qu’a s’en débarrasser. Ils
sont de mauvais augure et causeraient la ruine de la famille. Les ennuis de
Lalla Aicha ne sont pas encore finis. Son mari vient de l’abandonner. Il a pris
une seconde épouse, la fille de Si Abderahmen, le coiffeur.
Si l’enfant se consacre avec assiduité à ses leçons, il
rêve toujours autant. Il s’abandonne dans son univers à lui, il est homme,
prince ou roi, il fait des découvertes et il en veut à mort aux adultes de ne
pas le comprendre. Sa santé fragile lui joue des tours. Alors que Lalla Aîcha
racontait ses malheurs, il eut de violents maux de tête et fut secoué par la
fièvre. Sa mère en fut bouleversée.
Chapitre IX
Un ménage en difficulté.
L’état de santé de l’enfant empire. Lalla Zoubida
s’occupe de lui nuit et jour. D’autres ennuis l’attendent. Les affaires de son
mari vont très mal. Il quitte sa petite famille pour un mois. Il part aux
moissons et compte économiser de quoi relancer son atelier. L’attente, la
souffrance et la maladie sont au menu de tous les jours et marquent le quotidien
de la maison. Lalla Zoubida et Lalla Aicha, deux amies frappées par le malheur,
décident de consulter un voyant, Sidi Al Arafi.
Chapitre X
Superstitions.
Les conseils , prières et bénédictions de Sidi Al Arafi
rassurèrent les deux femmes. L’enfant est fasciné par le voyant aveugle. Lalla
Zoubida garde l’enfant à la maison. Ainsi, elle se sent moins seule et sa
présence lui fait oublier ses malheurs. Chaque semaine, ils vont prier sous la
coupole d’un saint. Les prédications de Sidi A Arafi se réalisent. Un messager
venant de la compagne apporte provisions, argent et bonne nouvelles de Sidi
Abdesalam. Lalla Aicha invite Lalla Zoubida. Elle lui réserve une surprise. Il
semble que son mari reprend le chemin de la maison.
ChapitreXI
Papotage de bonnes femmes.
Thé et papotage de bonnes femmes au menu chez Lalla
Aicha. Salama, la marieuse, est là. Elle demande pardon aux deux amies pour le
mal qu’elle leur a fait. Elle avait arrangé le mariage de Moulay Larbi. Elle
explique que ce dernier voulait avoir des enfants. Elle apporte de bonnes
nouvelles. Plus rien ne va entre Moulay Larbi et sa jeune épouse et le divorce
est pour bientôt. Zhor, une voisine, vient prendre part à la conversation. Elle
rapporte une scène de ménage. Le flot des potins et des médisances n’en fint pas
et l’enfant lui , qui ne comprenait pas le sens de tous les mots est entraîné
par la seule musique des syllabes.
Chapitre XII
Un
conte de fée a toujours une chute heureuse.
La grande nouvelle est rapportée par Zineb. Maâlem
Abdslem est de retour. Toute la maison est agitée. Des you you éclatent sur la
terrasse Les voisines font des vœux. L’enfant et sa mère sont heureux . Driss,
est arrivé à temps annoncer que le divorce entre Moulay Larbi et la fille du
coiffeur a été prononcé. La conversation de Driss El Aouad et de Moulay Abdeslem,
ponctuée de verres de thé écrase l’enfant. Il est pris de fatigue mais ne veut
point dormir. Il se sent triste et seul. Il tire sa Boite à Merveille de dessous
son lit, les figures de ses rêves l’y attendaient. Fin.
Par Daif Abdelaziz,
Notes sur la vie de l’auteur :
Né à Fes en 1915, de parents berbères.
Après l’école coranique, il a eu la chance de fréquenter l’école
française.
Jeune journaliste dans « l’Action du peuple », puis conservateur au
musée « Addoha » à Fes.
Il occupa des fonctions publiques à partir de 1938 aux ministères de la
culture, de l’éducation et du tourisme à Rabat.
Il fut le premier natif marocain à avoir eu le plus grand prix de
littérature grâce à son roman « Le Chapelet d’ambre »qu’il publia en 1949.
Il ne connaît pas l’arabe.
Il mourut le mercredi 25 février 2004 à 6h du matin à l’age de 89 ans.
Le roman autobiographique :
Le roman autobiographique est un genre littéraire issu de la biographie
ainsi que du roman plus traditionnel.
Il est un récit à la première personne, fait par un narrateur personnage
distinct de l’autre. Les deux personnages se ressemblent sans se confondre.
La littérature maghrébine d’expression française :
La littérature maghrébine d’expression française est cette production
littéraire née sous la colonisation dans les trois pays du Maghreb : le Maroc,
l’Algérie, la Tunisie
Elle a été le lieu de rencontre de deux mondes :le monde maghrébin riche de ses
diversités et le monde de la langue française et de la culture qu’elle véhicule.
Les personnages principaux :
L’enfant :Sidi Mohammed :le narrateur,enfant de 6 ans, fils unique de
Lala Zoubida et Sidi Abdesslam ,grand rêveur qui souffre de la solitude.
La mère :Lala Zoubida :elle prétend descendre du prophète,elle est fière
de ses origines,femme au foyer, superstitieuse, bavarde,maligne.
Le père :un artisan d’une quarantaine d’années très serein.
Quelques personnages secondaires :
Hommes : Abdallah l’épicier : il raconte des histoires à l’enfant.
Driss El oued : le voisin qui habite le premier étage, c’est le mari de
Rahma.
Moulay el arbi el Alaoui : le mari de lala aicha
Sidi Abderahman: coiffeur et père de le deuxième épouse de Moulay el
arbi el alaoui
Femmes : la chouafa : tante Kenza, la principale locataire, elle habite
le rez-de- chaussée.
Lala Aicha : chrifa, grande amie de lala Zoubida.
Rahma : une voisine, elle habite le premier étage.
Enfants : Zineb : fille de Rahma et Driss, le narrateur la déteste.
Azouz : l’appelle hamoussa,condisciple.
Autres : la boite à merveilles :véritable ami à sidi Mohammed