C'est le point de vue d’un narrateur
qui sait tout sur les faits rapportés, qui connaît
les pensées et les sentiments des personnages.
Ce narrateur, appelé « narrateur omniscient »,
peut parler de faits survenus en divers lieux et temps.
Ce mode de vision donne une illusion réaliste des faits
relatés.
C'est le cas des romans classiques de Balzac par exemple. cf. "Le Père Goriot"
C’est
la vision qu’a des faits, un personnage qui y participe :
« le narrateur-personnage». C’est le cas des récits
à la première personne.
Dans les récits à la troisième personne, le
narrateur semble voir les faits à travers un personnage.
La réalité représentée se trouve donc
limitée par un point de vue marqué par la subjectivité.
Il peut y avoir dans un roman, glissement de la focalisation d’un
personnage à l’autre.
On peut donner l'exemple de "La Boite à merveilles" où les événements sont présentés à travers le regard du narrateur Sidi Mohamed.
L’histoire est racontée par un témoin des faits
: « le narrateur-relais » qui ne peut connaître
que ce qu’il voit ou entend. On ne sait donc pas tout. On
ignore ce que pensent les autres personnages. Tout semble vu par
un observateur extérieur.
Ce récit crée un effet d’énigme pour
le lecteur.
Ce mode de vision, dépourvu de toute subjectivité,
n’est éclairé par aucune interprétation.
Remarque :
Il arrive souvent que, dans un texte et parfois à l’intérieur
d’un même paragraphe, différents points de vue
se succèdent ou s’entremêlent.